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Acheter un arc à poulies d’occasion

L’arc à poulies est le matériel qui se décote le plus vite, et celui qui s’use le moins. Les fabricants sortent un millésime par an, la cote suit le millésime, et un compound de trois ou quatre ans tire exactement aussi bien qu’au premier jour. C’est donc la meilleure affaire du marché de l’occasion — à trois conditions, qui sont toujours les mêmes : l’allonge, la plage de puissance et l’état des cordes.

L’allonge : la question qui élimine 80 % des annonces

Sur un arc classique, l’allonge est libre : chacun tire l’arc jusqu’à sa propre position d’ancrage. Sur un arc à poulies, elle est mécanique. Les poulies arrêtent la corde sur un mur, toujours au même endroit, et cet endroit est réglé sur l’arc. Un compound réglé pour une allonge de 29 pouces ne se tire pas à 27 : ce n’est pas inconfortable, c’est impossible.

Il faut donc demander deux choses au vendeur, et les demander dans cet ordre :

La différence est décisive. Beaucoup d’arcs récents se règlent par module : une petite pièce qu’on tourne ou qu’on remplace, sur une plage donnée au catalogue, souvent de l’ordre de quatre à six pouces par pas d’un demi-pouce. L’opération est simple et peu coûteuse. D’autres arcs, notamment plus anciens, demandent de changer la poulie entière pour chaque allonge : c’est une pièce à acheter, à monter sous presse, et qui n’existe plus en stock dès que le modèle a quelques années.

Ne vous fiez pas à l’allonge annoncée par le vendeur pour vous. Il donne la sienne. Faites mesurer la vôtre au club une fois pour toutes — un demi-pouce d’écart se sent, un pouce se paie en régularité. Sur Archers Market, l’allonge est un champ de l’annonce pour les arcs à poulies, précisément pour qu’on puisse filtrer dessus.

La puissance : ce qu’on peut vraiment dévisser

Les vis de branches permettent en général de descendre d’une dizaine de livres sous le maximum. Un arc annoncé 60 livres se règle donc couramment entre 50 et 60, et pas en dessous. Si vous tirez 45 livres, l’arc à 60 n’est pas « réglable pour vous » : il faudra changer les branches.

Sur la plupart des arcs modernes, ce réglage se fait sans presse, à la clé Allen. Il doit être symétrique : exactement le même nombre de tours sur les deux branches, sous peine de dérégler la synchronisation des poulies.

Vérifiez aussi le let-off, le pourcentage de puissance que les poulies absorbent au maintien. Il se situe couramment entre 75 et 90 %, et il est réglable sur certains arcs seulement. En compétition, les règlements peuvent plafonner la puissance — si vous tirez en salle ou en extérieur sous un règlement fédéral, vérifiez ce point avant l’achat plutôt qu’après.

Les cordes et câbles : le vrai coût caché

C’est le poste qu’on oublie et qui change le prix d’achat réel. Sur un compound, les cordes et les câbles sont des consommables, qu’on remplace généralement tous les deux à trois ans d’usage régulier — indépendamment de l’âge de l’arc lui-même, qui, lui, peut durer vingt ans.

Les signes d’usure se voient sur les photos, si vous demandez les bons gros plans :

Comptez un jeu neuf, posé, de l’ordre de cent à deux cents euros selon la marque et l’atelier. Ce n’est pas un défaut rédhibitoire — c’est une ligne de budget, à négocier franchement si l’annonce n’en parle pas.

Les vérifications mécaniques

Acheter à distance

Un compound vaut assez cher pour qu’on hésite à envoyer l’argent à un inconnu. Sur Archers Market, votre paiement est conservé jusqu’à ce que vous confirmiez avoir reçu l’arc et qu’il corresponde à l’annonce, ou quatorze jours après l’expédition. Le vendeur touche son prix entier, l’envoi est assuré à sa valeur déclarée, et si un archer fait déjà le trajet entre sa ville et la vôtre, l’application vous le signale : la remise se fait en main propre, et vous essayez l’arc avant de valider.

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Combien ça vaut

La décote réelle par famille de matériel, et comment fixer un prix qui part.

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